Maëva - Recueil d’expérience après les 4 modules du programme
















Est-ce que tu peux nous parler de toi ? Comment tu te sentais avant de participer au programme ?

Je m’appelle Maeva. Je suis directrice artistique depuis presque 19 ans et freelance depuis 14 ans.

J’adore mon métier. Dans ma vie j’ai besoin d’être passionnée par ce que je fais et avant de réaliser le programme de mon rêve "pro", je commençais à ne plus l’aimer du tout et je me posais pas mal de questions sur mon statut. Je trouvais dur parfois le fait d'être freelance, et par moments j'avais des sensations de précarité, qui m'amenaient à penser au CDI.

J’étais complètement paumée, je ressentais comme une espèce de lassitude. J’avais besoin d’avoir un autre regard sur mes projets et ce programme m’a intrigué donc j'ai décidé de participer.


En combien de temps as-tu fait les 4 modules de mon rêve "pro" ?

Attends, je regarde mon petit cahier d’écolière .

Cela m'a pris entre un an et un an et demi. Je n’ai pas noté les dates, mais j’ai fait le dernier module fin 2017.


Qu’est ce qui t’a plu dans le cadre, dans l’organisation ?

C’est le savoir-être d’Ana et d'Ingrid, ce qu’elles dégagent. Les exercices proposés dans les modules sont très sympas. Nous avons fait des visualisations que j’ai beaucoup aimées. C’était très fort. J'ai été amenée à me projeter dans le futur, pour "rencontrer" mon moi dans 10 ans . Nous avons fait aussi des sessions de collage. Un exercice particulièrement puissant a été la transmutation de croyances limitatives en affirmations ressources.

Le programme d'Ana et Ingrid fait beaucoup travailler sur les valeurs et sur les croyances et elles apportent une dimension spirituelle que j’aime beaucoup. Cela a fait écho chez moi. J'ai réalisé un travail intérieur profond et j'ai eu beaucoup d’émotions qui sont ressorties.


Quelle a été ton évolution au cours des 4 modules ?

Avec les modules du programme, je me suis aperçue que j’avais besoin d’une dynamique collective et que je commençais à tourner en rond, toute seule à la maison.

J’aime beaucoup apprendre et comme je ne savais pas ce que je voulais faire, j'ai commencé par suivre plusieurs formations qui me faisaient "kiffer".

Je me suis formée à la PNL (programmation-neuro-linguistique). J’ai aussi réalisé une formation sur le bien être au travail. Et encore une autre sur le design thinking. Actuellement, je fais une demande de formation en appreciate inquiry, j’espère que ça sera accepté.

Pendant un moment j'ai exploré le métier de Chief Happiness Officer (CHO). Cela commence à arriver en France. Ce sont des personnes qui se chargent du bien être des employés au travail. C'est un poste en relation étroite avec les ressources humaines, et les services généraux.

Ils mettent en place des évènements pour créer du lien et pour mettre plus de sens dans le travail des employés. Pour moi il s'agit d'un métier très utile et pas du tout un métier gadget comme peuvent le dire certains détracteurs, qui prétendent qu'il s'agit d'un phénomène de mode.

Le programme m'a également permis d'évoluer dans ma façon d'aborder mes projets. Cela m’a ouvert le champ des possibles. Ce n’est plus « tel projet ou tel autre », désormais cela peut être « tel projet et tel autre ». Et avec cette nouvelle vision, beaucoup de choses changent.

Par ailleurs je me suis libérée de la croyance que mon métier était le seul moyen d'exprimer tout ce qui me passionne.

Typiquement je me suis rendue compte que j’avais besoin de stimuler ma créativité en dehors de mon boulot. Auparavant je me disais qu’il n’y avait que mon travail qui pouvait me permettre d'exprimer ma créativité, mais en fait non ! Je peux très bien m'amuser avec des activités à côté de mon métier et décider que mon travail soit principalement "alimentaire". En ce moment, je ne fais pas de missions qui me plaisent vraiment artistiquement parlant, en revanche humainement je travaille avec des gens que j’aime et que je choisis, donc tout se passe bien.

Qu'un métier comme le mien soit "alimentaire" c’est plutôt cool  !


Donc, tu continues ton travail en tant que directrice artistique et tu fais ces formations en parallèle ?

Oui, et j'ai aussi un autre projet qui me tient à cœur qui est en cours de maturation depuis 2 ans. Il y a quelques années je souffrais de ne pas maitriser mes émotions et j’en ai eu marre. J'ai eu alors l'idée de faire une poupée de la colère pour sortir cette émotion de moi, lui parler, l’apprivoiser, me réconcilier avec. Le processus de création des poupées permet une dissociation pour mettre en lumière son ombre et pouvoir ainsi se réconcilier avec cette partie de soi-même. J’ai également réalisé la poupée de la peur et en ce moment je suis en train de faire la poupée de l’amour de soi. Je me suis aperçue que je n’avais pas fait de poupée avec des forces positives et j’en avais besoin pour rééquilibrer.

Aujourd'hui j'ai le projet d’accompagner les autres pour qu'ils créent leurs propres poupées.


As-tu eu des moments forts, de déclics, au cours des 4 modules ?

Oui… Lorsque j’ai pleuré et que je me suis aperçue que j’avais besoin de liberté, de créer, de partir à l’aventure mais que je ne pouvais pas le faire sans avoir un port d’attache.

Ce qui fait ma force c’est mon ancrage familial. Cette révélation a été très forte pour moi. J'ai compris que je devais d’abord construire mon foyer. C’est un vrai projet de famille et je n’avais pas réalisé l’importance de cela dans ma vie. Je ne l’avais pas non plus intégré dans mon projet "pro". Pas plus que le fait que je veux m’arrêter un an ou deux lorsque j’aurai d'autres enfants. Tout cela est donc à prendre en compte.

Au début du programme je me suis aussi rendue compte que j’avais besoin de repos. Ma situation familiale avait changé, les choses étaient difficiles avec mon fils, je ne recevais aucune aide extérieure et je devais gérer tout cela en même temps que mon activité de freelance. J’ai réussi à tout gérer mais je n’étais pas bien, sans comprendre pourquoi. Au moment où je me suis posée, je me suis effondrée.

Ana et Ingrid m’ont aidé à prendre conscience de cela et à accepter de l’aide. Ceci n'était pas évident pour moi, car j’étais en mode "guerrière". Il m'était difficile d’accepter de l’aide quand elle se présentait à moi. J'avais peur de m’y habituer. Je ne voulais pas me reposer dessus. Finalement j'ai accepté le moment présent, j'ai compris que de toute façon je sais rebondir quoiqu’il arrive.

Un autre moment important pour moi a été la prise de conscience de mon besoin de reconnaissance. Par exemple quand un client me dit : « C’est génial le logo que tu me proposes », je suis super contente ! C’est pour moi de l’énergie positive et j’ai besoin de cela.

En questionnant des personnes qui font le métier de CHO elles m'ont parlé du manque de reconnaissance qu'elles ont ressenti vis-à-vis de leur métier. Par exemple il leur arrive de faire face à des "râleurs" alors qu'elles se sont investies pour mettre en place des actions positives… Je pense que j’aurais du mal à supporter ce genre de situation. Du coup je me laisse du temps pour savoir si je donne suite ou pas à cette possibilité de devenir CHO.


Où en es-tu par rapport à ton métier et aux questions que tu te posais au démarrage du programme ?

Tout d’abord je me suis réconciliée avec mon métier. Ensuite, par rapport à l’énergie collective dont j’ai besoin, je suis en train de chercher un espace de co-working. Au début je pensais que j’avais besoin d'intégrer une structure mais en fait je m’aperçois que ce n’est pas ça, car je sais maintenant que l’équilibre pro/perso est important pour moi.

Si je trouve l'opportunité de travailler dans "l’agence de dingue", alignée avec mes valeurs, dans laquelle je ne ferais pas des heures de folie et que je ne serais pas traitée comme une esclave alors là oui, je veux bien intégrer ce genre de structure ! Mais pour le moment les annonces que je vois, ne correspondent pas à mes besoins.

Par ailleurs, le programme m’a permis de croire en mon projet de "poupées du JE", c'est sur cela que je me concentre en ce moment. Ana et Ingrid y ont cru, du coup je me suis dit que ça devait tenir la route, donc je continue  !

Ce projet a été présent depuis le début mais je ne me sentais pas légitime pour faire de l’accompagnement. Suite à ma participation au programme je me suis enfin autorisée à le développer.

Je continue également à me former, car l'animation d’ateliers me ferait triper aussi !


Comment tu décrirais ce que tu as fait à quelqu’un qui viendrait te voir en te disant qu’il est un peu paumé au niveau "pro" ?

Je dirais que le programme comporte 4 modules qui sont complètement différents les uns des autres. C’est un travail sur les valeurs, sur les motivations et il permet de mettre à plat tout ce qui nous tourmente dans la tête, en échangeant avec d’autres personnes. A la différence d’un coaching individuel cela permet de mettre vraiment en commun les questionnements, de s’inspirer les uns les autres, d’avoir cet effet miroir qui nous fait évoluer. C’est aussi intéressant du point de vu du tarif par rapport à un coaching individuel.


Comment tu t’es sentie par rapport à la formule de groupe ?

Le partage était hyper fort en terme d’énergie collective. Cela permet d’avoir des miroirs parfois. L’inconvénient c’est que j’aurais aimé avoir plus de temps sur mon cas, ce qui n'était pas possible en groupe, donc en parallèle j’ai été accompagnée par une coach en individuel et cela est venu compléter le travail du programme.

C'est qui est génial dans le groupe c'est qu'il y a des superbes rencontres à chaque fois ! Cela aide le travail d'un point de vu émotionnel. Je suis par ailleurs restée en contact avec quelques personnes.


Si quelqu’un te demandait si le programme t’a aidé, que lui répondrais-tu ?

Oui ça m’a aidé!! En générale je me dis que tout ce que je fais dans ma vie m'est utile. Je n'affirmerais pas à la personne qu’elle va trouver ce qu’elle veut faire au bout des 4 modules, mais je lui dirais que ça va la faire bouger et que c’est important qu’elle bouge ! L'accompagnement n'apporte pas de solution miracle. Il faut être prêt à travailler sur soi. De mon coté je n’ai pas eu tout de suite l’impression d’avancer, mais en fait si ! C’est dingue ! Cela m'a vraiment permis de m’ouvrir au champ des possibles et de croire plus en moi.


C’est important d’aller jusqu’au bout des 4 modules ?

En tout cas pour moi le 4ème module a été très puissant. C'est lui qui m'a permis de m'approprier mon projet avec les poupées.

Le programme m'a fait travailler mes croyances limitatives pour les transformer en quelque chose de positif. Ana et Ingrid nous ont appris à accueillir nos ressentis et à être dans le non jugement de soi.

En ce qui me concerne, les prises de conscience n'ont pas été palpables directement après chaque module, j'ai plutôt intégré l'ensemble des apprentissages à la fin du programme et c'est à ce moment là que j'ai pris conscience de mon évolution.


Est-ce que tu as la sensation d’avoir trouvé ce que tu es venue chercher ?

Oui, j’ai la tête moins préoccupée, moins encombrée et j’ai pu coucher sur papier "qui" je suis. En plus je trouve génial de garder le cahier qu’elles nous ont donné au début car cela m'a permis de voir tout le cheminement que j'ai accompli. Lorsque je relis mes notes je me dis : « bah oui, mais c’est bien sur  ! ».